Avant la guerre en Ukraine je partageais avec de nombreuses personnalités une ligne politique claire. Tout faire pour empêcher un conflit au cœur de l’Europe. Il suffit de parcourir notre blog pour retrouver des dizaines d’articles sur le sujet. Malheureusement, face au projet sino-américain de transformer notre continent en terrain de jeu sanglant de la nouvelle guerre froide dont nous fûmes les seuls à le prédire en 2020 (1), les Européens se sont montrés incapables de se hisser à la hauteur des enjeux historiques et civilisationnels. Nous avons échoués collectivement. Cette guerre en Ukraine, conséquence de l’échec diplomatique et de l’assujettissement de l’Europe aux intérêts américains, est avant tout la défaite des Européens. Dès lors trois attitudes étaient possibles. Soutenir la Russie. Soutenir l’Ukraine. Ou se réfugier derrière une pseudo neutralité, qui dans les faits revient à soutenir le camp de l’agresseur en critiquant systématiquement les choix de l’Union européenne. Malheureusement nombre des personnes qui partageaient ma volonté d’empêcher ce conflit se sont fourvoyés dans la première ou la troisième alternative. La rupture avec ces traîtres est donc totale. Elle est irréversible. Car de mon côté j’ai décidé de choisir le camp ukrainien et de soutenir ce qui était fait en sa faveur. Mon camp sera toujours celui de l’unité européenne. Car il s’agit de ne jamais rien céder sur l’essentiel. En agressant une nation européenne et en choisissant l’alliance chinoise, quelque soit les bonnes raisons ou les bonnes excuses que l’on puisse trouver à Vladimir Poutine pour expliquer cette trajectoire, le président russe s’est exclu de lui-même de la famille européenne. En attaquant une nation européenne il a commis un crime impardonnable. Il a franchi une ligne rouge. Désormais, une défaite de l’Ukraine serait également une défaite de l’Europe. Si il y a de nombreux responsables, il n’y a qu’un seul coupable. Le coupable est celui qui a décidé in fine de faire couler le sang des Européens et de les plonger dans un nouveau conflit fratricide. Il a rompu avec la civilisation européenne. Et pour cela il doit être combattu. Il doit être stoppé. Il doit être vaincu. Il doit être châtié. Sévèrement. Le plus vite sera le mieux.

Laurent Dayona