Italie : avec la démission du Président du Conseil italien, Mario Draghi, de nouvelles élections législatives se profilent pour l’automne. Le bloc de droite est favori si l’on en croit les derniers sondages. Elle est rassemblée dans une coalition composée de Fratelli d’Italie de Giorgia Meloni, de la Ligue de Matteo Salvini et de Forza Italia de Silvio Berlusconi. Dès lors voilà que surgit à nouveau le vampire de la classe politique italienne : Silvio Berlusconi. Et cet éternel arriviste à deux objectifs. Lutter contre la déferlante migratoire ? Entamer le redressement des comptes publics ? Inscrire l’Italie dans une politique de défense commune en Méditerranée en association avec l’Espagne et la France ? Lutter contre l’infiltration de l’économie nationale par la Chine ? Pensez-vous… L’ambition de cet homme est beaucoup plus prosaïque. Il est candidat à l’élection au Sénat et… veut empêcher Giorgia Meloni de devenir la prochaine présidente du Conseil italien bien que celle-ci soit actuellement à la tête du premier parti de la coalition avec entre 23 et 24 % des intentions de vote. Si il y a bien une chose que la droite italienne dispute à la droite française c’est le titre de la droite la plus bête du monde et la plus soumise aux diktats idéologiques de la gauche.

France (1) : encore un bel exercice mêlant hypocrisie et cynisme de la part du tartuffe qui prétend administrer l’économie de notre pays. Le démagogue Bruno Le Maire qui avait accordé une hausse de 4 % du RSA alors qu’il n’a pas le moindre sou en poche, s’est en effet déclaré stupéfait devant le vote d’une coalition de députés populistes, rassemblant la Nupes, le RN, LR et plus surprenant le parti Horizon de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui ont décidé d’accorder 120 millions supplémentaires aux départements pour faire face à ce cadeau gouvernemental empoisonné. Dépité, il s’est écrié, constatant sans doute un peu tard son vilain reflet dans ce miroir parlementaire : « Je suis stupéfait de voir des parlementaires, qui n’ont que le mot rétablissement des finances publiques à la bouche, engager de telles dépenses publiques ». Quel toupet n’est-ce pas !

France (2) : Emmanuel Macron n’est pas un européiste. Ce n’est qu’un euromondialiste qui instrumentalise l’Europe. Il en a donné une nouvelle preuve la semaine dernière en déclarant vouloir donner la priorité diplomatique à… l’Afrique. S’apprêtant à visiter pour la première fois le Cameroun, le Bénin et la Guinée-Bissau, l’Élysée a communiqué sur ce voyage en déclarant que ce déplacement devait permettre au chef de l’État « d’adresser un signal de priorité politique accordée au continent africain». N’en déplaise à Emmanuel Macron mais un véritable européiste n’a qu’une seule priorité diplomatique, politique, économique et stratégique. Et cette priorité se nomme l’EUROPE.

Hongrie : l’une des raisons pour laquelle le Premier ministre hongrois est si détesté par les cercles du pouvoir politiques et médiatiques en Europe occidentale c’est qu’il a le don pour mettre le doigt là où cela fait mal en administrant régulièrement quelques petites doses de vérité bien placée. Il a ainsi déclaré la semaine dernière que « Les pays d’Europe occidentale où vivent ensemble des peuples européens et non européens ne sont plus des nations et, dans 30 ans, les Européens y seront minoritaires. Ils sont l’après-Occident, le véritable Occident s’est déplacé vers l’Europe centrale ». Silence dans la salle, un ange passe… Le destin de l’Europe occidentale est-il de devenir l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire pour rester en vie ? Souhaitons que non ou apprêtons-nous à déménager dans quelques années vers l’Est du continent.