On peut faire ou dire énormément de bêtises mais parfois avoir raison sur un sujet. Après tout même une horloge cassée donne l’heure juste deux fois par jour. C’est le cas du Premier ministre britannique Boris Johnson. On ne compte plus ses erreurs. Que cela soit sur le Brexit, l’Irlande du Nord ou tout récemment l’Ukraine en passant pas sa servilité sans limite envers les États-Unis. Servilité il faut bien le reconnaître qui n’est pas l’apanage du seul Boris Johnson mais l’héritage d’une longue tradition diplomatique du Royaume uni. Il n’en reste pas moins vrai que le fantasque Premier ministre de sa gracieuse majesté m’a agréablement surpris. J’avais écris ici même que les électeurs du Brexit se rendraient rapidement compte qu’ils étaient les dindons de la farce du Brexit car ses principaux promoteurs n’étaient pas des identitaires mais des libéraux mondialistes (1). Jusqu’à présent toutes les décisions du gouvernement britannique sur le front de l’immigration étaient venus confirmer ce sombre pronostic. Mais pour des raisons que j’ignore (prise de conscience du danger ou opportunisme électoral ?) Boris Johnson a passé un accord avec le Rwanda afin d’envoyer dans ce pays les migrants arrivés illégalement sur le sol britannique, en échange de 120 millions de livres dans un premier temps, et ce afin de décourager les clandestins toujours plus nombreux à accoster sur les rivages de la Grande Bretagne. Bien entendu cette décision a provoqué les cris d’indignation des partisans du toujours plus d’immigration au sein des pays européens (ONU, associations subventionnées, nombreux partis de gauche etc…). Mais Boris Johnson n’a pas cédé en dépit d’une action en justice du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) qui estime ce dispositif contraire au droit international. Et il y a pire pour les adeptes de la submersion migratoire en Europe. Boris Johnson fait des émules sur le continent puisque le gouvernement social-démocrate du Danemark est actuellement en négociation avec le Rwanda pour la signature d’un accord similaire. Dans ces conditions on comprend mieux les têtes des journalistes dans de nombreux médias français lorsqu’ils évoquaient le vote de confiance (ou de défiance) lundi soir de la part des parlementaires conservateurs qui devait décider de l’avenir de Boris Johnson. Leurs yeux étaient remplis d’espoir de le voir chuter. Mais ils devront encore patienter. En attendant les clandestins entrés au Royaume uni ont toutes les chances de goûter aux charmes du Rwanda. Une bonne nouvelle pour nos amis britanniques. Une bonne nouvelle pour l’Europe.

Laurent Dayona

(1) https://europarabellum.com/2021/01/20/hong-kong-ou-la-preuve-de-la-duperie-du-brexit/