Face à la nouvelle provocation de Vladimir Poutine qui a demandé de mettre en « alerte de combat la force de dissuasion russe » un vent de panique a traversé les opinions publiques européennes. C’est exactement ce que recherche le président russe. Nous ne devons pas nous laisser impressionner et ne rien céder. L’indépendance de l’Ukraine est non négociable. Cela étant dit comment sortir de la crise par le haut. Je pense qu’il nécessaire que soit convoquée une conférence internationale sur la sécurité en Europe. Avec un préalable. Un cessez-le-feu des belligérants en Ukraine. Ensuite il convient de négocier. Je suis partisan que la neutralisation de l’Ukraine soit établit avec son corollaire : un engagement écrit que ce pays n’adhérera jamais à l’OTAN. C’est ce qu’il aurait fallu faire avant la guerre et cela est encore plus indispensable que cela soit fait si on veut mettre un terme à ce conflit. En échange, la Russie doit reconnaître l’indépendance et l’intégralité territoriale de l’Ukraine. La Russie doit également reconnaître le droit inaliénable de l’Ukraine de rejoindre l’UE. Sa place est dans la famille européenne puisqu’elle le désire et qu’elle a acquis ce droit par le sang versé. De son côté l’Ukraine doit reconnaître que la Crimée est un territoire russe et ne plus revendiquer son retour dans le giron ukrainien. Elle doit aussi s’engager à accorder une autonomie en matière d’éducation et de culture aux régions séparatistes pro-russes ainsi qu’une reconnaissance de la langue russe considérée comme vernaculaire. L’OTAN doit s’engager à retirer ses des batteries de missiles de Pologne et de Roumanie en échange de l’abandon de la Russie de déplacer ces missiles en Biélorussie. Ceci n’est qu’une ébauche, une base pour des négociations plus vastes. Reste à savoir qui aura le courage parmi les responsables politiques de proposer une telle conférence.

Laurent Dayona