Depuis le début de la crise migratoire qui frappe la Lituanie et la Pologne, la Commission européenne fait preuve d’une hypocrisie absolue. Officiellement elle affiche son soutien à ces deux pays. Position reprise complaisamment par nos médias donnant ainsi l’impression à l’opinion publique que les dirigeants de l’Union européenne comprennent le problème. Mais en réalité il n’en est rien. Il ne s’agit que de donner le change. Car dans les faits la Commission de Bruxelles ne fait qu’entraver toutes les solutions qui permettraient de contenir les assauts à ses frontières. Cela a commencé en septembre lorsque l’Union européenne a voulu imposer à la frontière polono-biélorusse ses agents appartenant au corps européen des gardes-frontières (Frontex). Afin d’aider la Pologne à repousser les clandestins ? Vous n’y pensez-pas… Non, Bruxelles s’inquiétait du sort des migrants dont sept d’entre eux sont morts de froid dans le no man’s land entre les frontières polonaises et biélorusses. L’UE trouvant la position de Varsovie trop rigide et trop ferme. Et oui, les Polonais ont doublé le nombre des militaires à leur frontière pour contenir la vague migratoire, vous savez celle que Macron a déclaré ne pas voir…

La Pologne a refusé le déploiement de l’agence frontex car Varsovie savait pertinemment que le seul objectif de ce déploiement aurait été d’entraver sa volonté de refouler les migrants. La présence de frontex devant permettre l’arrivée des ONG passeuses de migrants qui sont actuellement interdites de se rendre sur place par la décision du gouvernement polonais d’instaurer un état d’urgence à sa frontière orientale. Un scandale pour nos mondialistes. Autre signe qui prouve que cette crise migratoire n’est pas une priorité pour la Commission européenne c’est la lenteur hallucinante pour voter des sanctions à l’encontre de la Biélorussie qui est à l’origine de cette déstabilisation. Début octobre, la commissaire européenne aux affaires intérieures, la suédoise Ylva Johansson, a déclaré lors du débat au Parlement européen que l’Union européenne se tenait prête à adopter de nouvelles sanctions contre la Biélorussie et le gouvernement d’Alexandre Loukachenko. Elle a cependant ajouté que les discussions étaient toujours en cours et qu’une décision n’était pas encore imminente. C’est vrai que ce n’est pas comme si le sujet n’était pas important et qu’il n’y avait pas d’urgence. Et c’est la même Commission qui ose critiquer la Pologne pour avoir pris des mesures d’urgence afin de refouler les clandestins. Désespérante Union européenne… et hypocrite Union européenne. À l’heure où j’écris ces lignes nous sommes le 24 octobre et la Biélorussie n’a toujours fait l’objet d’aucune sanction. Cela fait maintenant trois mois que cette crise a commencé. Trois mois !!!

Enfin, cerise sur le gâteau, nous apprenions le 12 octobre que la Commission européenne allait mobiliser 1 milliard d’euros pour l’Afghanistan. 300 millions d’euros pour éviter la pénurie alimentaire et l’effondrement des services de première nécessité en Afghanistan et 700 millions d’euros « pour les vaccinations, l’hébergement, ainsi que la protection des civils et des droits de l’homme ». Les talibans doivent bien rigoler. Oh, évidemment la Commission nous assure que cette aide est subordonnée au fait que les talibans doivent respecter les droits humains fondamentaux, en particulier les droits des femmes et que le gouvernement afghan doit être inclusif et permettre l’accès à l’aide humanitaire. On nous explique que des négociations sont en cours au Qatar avec des représentants talibans à ce sujet. Nous voilà rassurés. Quand on connaît la duplicité des islamistes et la naïveté des Européens inutile de vous dire qui sortira gagnant de ces négociations. En attendant, alors que la Commission s’apprête à donner à fonds perdus une somme d’un milliard aux futurs convertis aux droits humains, la même Commission a adressé un refus catégorique aux ministres de l’Intérieur de 12 pays (Autriche, Bulgarie, Chypre, Danemark, Estonie, Grèce, Hongrie, Lituanie, Lettonie, Pologne et République tchèque, Slovaquie) qui avaient écrit le 7 octobre à la Commission pour demander à l’UE de financer la construction d’une clôture le long de sa frontière avec la Biélorussie.

Dans cette lettre les ministres précisaient leur pensée : «Une barrière physique apparaît comme une mesure de protection des frontières efficace, qui sert les intérêts de l’ensemble de l’UE, pas seulement les Etats membres en première ligne». Et bien le 22 octobre la présidente allemande de cette même Commission, Ursula von der Leyen, a opposé une fin de non recevoir balayant d’un geste de mépris l’inquiétude légitime de ces pays : « J‘ai été très claire sur le fait qu’il y a une position commune de longue date de la Commission et du Parlement européen, qu’il n’y aura pas de financement de barbelés et de murs ». Circulez il n’y a rien à voir. La commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a précisé que les pays avaient «la possibilité et le droit de construire des clôtures. Mais quant à savoir si on devrait utiliser les fonds européens qui sont limités, pour financer la construction de clôtures à la place d’autres choses tout aussi importantes, c’est une autre question». D’un côté nous avons la Commission qui donne un milliard d’euros aux islamistes alors que « les fonds européens sont limités » et de l’autre cette même Commission refuse de financer des mesures pour protéger l’Europe d’une vague migratoire qui comprend un risque terroriste clairement identifié (*) car vous comprenez il y a d’autres choses tout aussi importantes… Angela Merkel chancelière lors de la crise migratoire de 2015, Henriette Reker maire de Cologne autorisant l’appel à la prière depuis les mosquées de sa ville (**) et Ursula von der Leyen présidente de la Commission européenne en 2021. Trois femmes, trois Allemandes, trois « conservatrices » qui resteront dans l’histoire de l’Europe comme les chevaux de Troie de l’islamisme et du Grand Remplacement.

Laurent Dayona

(*) Les autorités lituaniennes ont alerté ces derniers jours que « plusieurs dizaines de ces personnes entrées en Lituanie en tant que migrants illégaux et sur lesquelles nous avons déjà des informations sont associées à l’une ou l’autre organisation terroriste ». Un détail semble-t-il pour la Commission européenne (https://europarabellum.com/2021/10/22/la-chine-est-elle-derriere-laccentuation-de-la-crise-migratoire-en-lituanie-et-en-pologne/)

(**) https://europarabellum.com/2021/10/13/ceuta-et-cologne-symbole-de-la-colonisation-a-rebours/