Confrontée à une tentative de déstabilisation orchestrée par l’autocrate de Minsk, Alexandre Loukachenko (* et **), la Pologne a décidé de se protéger de l’afflux migratoire à sa frontière avec la Biélorussie en décidant de construire un mur pour stopper les clandestins en provenance essentiellement d’Iraq ou d’Afghanistan. Alors que le pays doit faire face quotidiennement à des centaines de tentatives de franchissement de sa frontière, le ministre polonais de l’Intérieur, Mariusz Kamiński, s’est engagé à ce que la frontière avec la Biélorussie devienne « impénétrable ». Pendant ce temps quelques milliers de personnes ont manifesté dimanche 17 octobre à Varsovie pour protester contre le refoulement des migrants. Pour ces traîtres à la civilisation européenne l’Europe n’abrite pas suffisamment de migrants. « Toujours plus » telle pourrait être leur devise. Pour eux le grand remplacement n’est pas un fantasme ou un danger, il est un projet. Exagération ? Non, ils le disent haut et fort comme le « Financial Times » qui a récemment lancé aux Européens pour s’en réjouir : «Préparez-vous à la reconstitution démographique des Arabes et des Asiatiques » (***).

Ces manifestants qui se sont rassemblés à l’appel de plusieurs ONG brandissaient des pancartes aux titres évocateurs comme « Stop aux tortures à la frontière » ou encore « Personne n’est illégal ». Si sept migrants sont morts depuis début août dans le no man’s land qui sépare la Pologne de la Biélorussie c’est de froid. Aucune torture là-dedans. Mais la vérité leur importe peu. Passés maîtres dans la manipulation des opinions publiques, bénéficiant de la bienveillance idéologique d’une grande partie des médias dont les patrons millionnaires sont des mondialistes forcenés, l’important pour eux est de tenter de marquer les esprits pour justifier le Grand Remplacement. Peu leur importe également d’être les idiots utiles de l’autocrate de Minsk qui instrumentalise les migrants pour déstabiliser la Pologne et la Lituanie qui ont le tort à ses yeux d’abriter l’opposition biélorusse. Car pour ces partisans forcenés de l’immigration illimitée il est moins grave de faire le jeu d’une dictature quitte à pénaliser le combat du peuple biélorusse que d’attenter à la supposée liberté de circulation des clandestins.

Fort heureusement nous sommes en Pologne et pas en France. Nous somme encore dans un pays qui a conscience de son identité profonde et qui a toujours des réflexes de survie. Jeudi dernier le Parlement polonais a approuvé un amendement à la loi sur les étrangers qui légalise la pratique de refoulement et a également voté en faveur du projet gouvernemental de construire un mur pour empêcher les migrants de franchir la frontière. D’ou les manifestations organisées à la hâte par les ONG qui ne pardonnent pas au gouvernement polonais d’avoir imposé un état d’urgence à sa frontière orientale ce qui lui permet d’empêcher les organisations humanitaires d’aider les migrants. Et oui, contrairement à la Libye où elles attendent les migrants aux larges des côtes, elles ne peuvent pas s’ériger en passeuses de clandestins. Ce qui provoque leur rage. Quand les mondialistes s’énervent ainsi, avec le soutien de la plupart des médias, c’est que la résistance tient bon.

Laurent Dayona

(*) https://europarabellum.com/2021/08/05/alexandre-loukachenko-a-declare-la-guerre-a-lunion-europeenne/

(**) https://europarabellum.com/2021/09/29/les-ennemis-de-leurope-ouvrent-les-vannes-de-limmigration-clandestine/

(***) https://www.ft.com/content/415f4a8c-cab4-4f95-99aa-b347bb510365. Il est à noter que l’auteur de cet article, Parag Khanna, qui estime que les États-Unis, le Canada et l’Europe doivent accueillir davantage de personnes, est étroitement lié au Forum économique mondial et au Council on Foreign Relations et qu’il a été « Global Governance Fellow » à la Brookings Institution. Toutes ces institutions mondialistes étant favorables aux migrations. Il avait notamment donné un entretien au journal « Le Monde », cela ne s’invente pas, au titre évocateur « Les lignes qui comptent ne sont plus les frontières » dans lequel il apparaissait bel et bien comme un « bébé » Attali se faisant le chantre de la mondialisation (https://www.paragkhanna.com/2017-11-20-les-lignes-qui-comptent-ne-sont-plus-les-frontires/).