Je l’ai déjà écrit et je l’écrirai aussi souvent que nécessaire (*). La ville de Ceuta qui se trouve en Afrique du Nord et qui appartient à l’Espagne doit-être rendue au Maroc. Pour plusieurs raisons. Cette enclave africaine est l’une des principales portes d’entrée pour l’immigration clandestine dans la péninsule ibérique. Régulièrement des hordes de migrants, instrumentalisées par les autorités marocaines comme au printemps dernier, forcent les barrières séparant cette ville du reste du territoire marocain. Et bien entendu, une fois en territoire espagnol ces migrants ne sont pas renvoyés. La plupart vont poursuivre leur voyage pour se répandre dans la péninsule ibérique ou dans le reste de l’Europe. Mais outre que cette ville est une passoire migratoire, elle n’est nullement européenne. Ni géographiquement, ni démographiquement.

À Ceuta, les musulmans représentent déjà 45 % de la population. Dans ces conditions il est vain de vouloir endiguer l’islamisation de la ville. Volonté qui semble de toute manière totalement absente au sein des autorités municipales. En septembre, l’Assemblée de Ceuta a approuvé la proposition du Parti socialiste de considérer le 2 mai 2022, date à laquelle sera célébrée l’Aid el Fitr qui marquera la fin du Ramadan, comme un jour férié officiel dans le calendrier de la ville, en lieu et place du lundi 26 décembre 2022, lendemain de Noël. Ce changement au profit du Ramadan, qui sera officiellement célébrée comme au Maroc, est une étape supplémentaire vers l’islamisation inéluctable de la ville. Ce processus devrait alerter les Européens car ce qui peut après tout se concevoir pour une ville qui n’est qu’artificiellement européenne est en train d’arriver sur notre continent.

En octobre, les autorités de la ville de Cologne, qui abrite depuis 2017 la plus grande mosquée d’Europe, ont annoncé que la municipalité autorisera l’appel du muezzin musulman dans toute la ville pendant les deux prochaines années. Les habitants de la ville auront ainsi l’infime bonheur d’entendre les 35 mosquées de Cologne répercuter par haut-parleurs l’appel à la prière pendant cinq minutes tous les vendredis entre 12h et 15h commençant par « Il n’y a pas d’autres puissance et autorité qu’Allah ». La ville de Cologne compte près de 20 % d’étrangers pour une population d’environ 1,1 million d’habitants. La très grande majorité de ces étrangers étant de confession musulmane. La maire de la ville, Henriette Reker, a voulu justifier son acte de soumission en le présentant comme « un signe d’acceptation mutuelle de la religion » et de menacer « Quiconque doute de cela remet en question l’identité de Cologne et notre coexistence pacifique ». La fameuse coexistence pacifique dont les femmes de la ville peuvent témoigner…

La maire de Cologne Henriette Reker

Cela n’a pas empêché les plus lucides de critiquer la naïveté de l’élue. Ainsi Ahmad Mansour explique « qu’il ne s’agit pas de ‘liberté religieuse’ ou de ‘diversité’, comme le prétend le maire Reker. Les exploitants de mosquées veulent de la visibilité. Ils célèbrent le muezzin comme une démonstration de pouvoir sur leurs quartiers ». Lorsqu’on sait que le siège des principales organisations non gouvernementales turques telles que l’Union turco-islamique auprès de la Direction des affaires religieuses (DITIB), Millî Görüş (IGMG) et l’Union islamique turco-européenne (ATİB), est situé à Cologne et que ces organisations sont directement sous l’influence d’un certain Recep Tayyip Erdogan dont la réputation de tolérance religieuse n’est plus à faire, on imagine sans mal qu’elles savent très bien ce que démontrer son pouvoir veut dire. Ce même Recep Tayyip Erdogan qui dénonce régulièrement l’assimilation comme un crime contre l’humanité et qui intime l’ordre aux Turcs d’Allemagne de ne pas s’intégrer. Voilà pour l’acceptation mutuelle défendue par la mairie de Cologne… Quoi qu’il en soit l’injonction du président turc semble avoir été entendue au-delà de ses espérances. Grâce à des élues comme Henriette Reker se sont les Allemands de Cologne qui vont s’intégrer aux coutumes islamiques.

Laurent Dayona

(*) https://europarabellum.com/2020/11/15/le-moment-est-venu-pour-lespagne-de-rendre-ceuta-et-melilla-au-maroc/