Voilà déjà deux ans que la sociale démocratie danoise désespère les progressistes européens. Il faut dire que la Première ministre danoise, la sociale-démocrate Mette Frederiksen, ne ménage pas sa peine pour les exaspérer. Arrivée au pouvoir elle s’est immédiatement fixée un objectif extrêmement ambitieux en matière de politique migratoire puisqu’elle a décidé que son pays devait parvenir à zéro demandeur d’asile. Ni plus ni moins. Et sa détermination est à prendre au sérieux puisqu’en 2020 le Danemark a enregistré plus de dix fois moins de demande d’asile qu’en 2015 année du déferlement migratoire en Europe. Certes, la pandémie explique en partie ce résultat mais pas seulement. Mette Frederiksen est consciente du danger que fait peser sur son pays une immigration incontrôlée. C’est pourquoi elle s’est lancée dans une politique d’accueil très restrictive qui porte aujourd’hui ses fruits. En 2020, 1547 personnes ont demandé l’asile au Danemark ce qui en fait le chiffre le plus bas depuis 1998. Mais pour Mette Frederiksen cela n’est qu’un début car « Nous devons nous assurer que peu de gens viennent dans notre pays, sinon notre cohésion sociale ne peut prévaloir ».

Le 03 juin dernier sa majorité a adopté une loi qui prévoit que tout demandeur d’asile au Danemark sera envoyé dans un centre d’accueil en dehors de l’Union européenne une fois sa demande enregistrée. S’il n’obtient pas le statut de réfugié, le migrant sera prié de quitter le pays tiers. Mais même s’il l’obtient, le migrant sera accueilli dans le pays hôte et non au Danemark. Il n’en fallait pas davantage pour que cette décision intelligente soit présentée par les mondialistes, qui veulent que l’Europe continue à accueillir le monde entier, comme étant une ignominie. Ainsi dans son éditorial en date du 05 juin, la rédaction du journal « Le Monde » n’avait pas eu de mots assez dures pour condamner cette loi qui « soumet ce principe européen fondamental (le droit d’asile, ndlr) à une attaque sans précédent » (…) car « quel étranger demandeur d’asile se présentera au Danemark sachant qu’il sera renvoyé au Rwanda ou dans un autre pays (Tunisie, Egypte, Erythrée sont évoquées) ? Il s’agit plutôt de dissuader les migrants et d’afficher pour les électeurs danois le message de la première ministre, Mette Frederiksen : « Zéro réfugié. » ».

Quel scandale. Voilà une élue qui ose tenir ses promesses électorales sur un sujet de préoccupation majeure pour la population. Une élue de gauche de surcroît. Et voilà que maintenant Mette Frederiksen se met en tête d’aider la Lituanie qui doit faire face à un déferlement migratoire organisé par la Biélorussie (*) et (**) . Le Danemark a donc fait cadeau de quinze kilomètres de fils barbelés qui provoque une nouvelle fois l’indignation du journal « Le Monde » car « Les barbelés envoyés par le Danemark ne sont pas des fils classiques, mais un modèle spécial, en accordéon, couvert de lames similaires à celles d’un rasoir, pouvant causer des blessures mortelles ». Pas de quoi émouvoir le ministre danois de l’intérieur en visite en Lituanie qui a tenu à féliciter ce pays de « protéger les frontières de l’Europe et de l’OTAN ». Et cerise sur le gâteau ce ministre danois, inflexible dans sa lutte contre l’immigration, est d’origine… éthiopienne. De quoi pousser au suicide tout bon gauchiste français qui se respecte.

Bien entendu, au Danemark aussi les ONG immigrationnistes et la presse de gauche hurlent au scandale. Pas de quoi bouleverser la Première ministre Mette Frederiksen qui sait pouvoir compter sur la majorité de la population du pays qui approuve sa politique migratoire. D’ailleurs, une partie des électeurs qui votait jadis pour l’extrême droite est retournée vers la gauche gouvernementale. Voilà une chose qui n’est pas prête d’arriver en France. Les progressistes français ne cessent de dénoncer la montée des idées populistes ou extrémistes un peu partout en Europe mais ils combattent toutes les solutions qui pourraient enrayer cette poussée. Pour eux les frontières doivent rester grandes ouvertes. Ces personnes sont totalement déconnectées du réel et dangereuses pour la survie de notre civilisation. L’asile politique c’est pour Alexandre Soljenitsyne, Salman Rushdie ou Taslima Nasreen. Ce n’est pas pour accueillir des millions de migrants économiques.

Laurent Dayona

(*) https://europarabellum.com/2021/09/29/les-ennemis-de-leurope-ouvrent-les-vannes-de-limmigration-clandestine/

(**) https://europarabellum.com/2021/08/05/alexandre-loukachenko-a-declare-la-guerre-a-lunion-europeenne/