En France, lorsque vous voulez alerter l’opinion publique sur l’inaction de l’État dans la lutte contre l’immigration clandestine et bien que vous ne soyez l’auteur d’aucune infraction, comme ce fut le cas pour Génération Identitaire, vous êtes traînés en justice, condamnés et votre mouvement se retrouve dissout illico presto par le ministre de l’Intérieur. En revanche, en France, si vous avez favorisé le passage des immigrés clandestins dans votre pays les médias vous célèbrent comme un héros, la justice vous relaxe et l’État n’entreprend aucune action contre vous. Mais de l’autre côté des Alpes ce n’est pas la même chanson. L’ancien maire de Riace en Calabre, Domenico Lucano, très proche de la gauche et figure emblématique de l’accueil des migrants en Italie, a été condamné jeudi 30 septembre à 13 ans de prison. Il lui a notamment été reproché d’avoir organisé des mariages de convenance, les fameux mariages « blanc », afin d’aider des migrantes déboutées du droit d’asile à rester en Italie. Mais il a également été condamné pour favoritisme car il se dispensait de lancer des appels d’offres ce qui lui permettait d’attribuer de facto la gestion des ordures de sa commune à des coopératives liées aux migrants. Le maire s’est dit estomaqué par sa condamnation. En Italie, on punit encore les judas.

Laurent Dayona