C’est bien connu, le grand remplacement est un fantasme d’extrême droite. Nos adversaires sont passés maîtres dans l’art de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Pourtant ces dernières années, nos charlatans éprouvaient de plus en plus de mal à falsifier le réel. Le spectacle de la rue entrant en collision avec la propagande. Le citoyen lambda aura beau avoir entendu les dernières élucubrations d’un faux spécialiste, mais vrai idéologue, comme Hervé Le Bras, il ne peut que constater toute l’ampleur de la différence entre ce qu’on lui assène dans les médias et ce qu’il peut observer en sortant de chez lui. Mais désormais, nous avons franchi une nouvelle étape. Le grand remplacement est tellement important qu’il devient désormais quasiment impossible de le maquiller dans les statistiques. C’est ce qui se passe aujourd’hui en Belgique où l’office des statistiques ne peut plus cacher la vérité. On apprend ainsi que la population d’origine belge avec des origines hors Union européenne est passée dans la région de Bruxelles-Capitale (une des trois régions de Belgique) de 171.331 en 2000, à 472.177 en 2021. Soit de 27,3 % à 45,5 %. Phénomène local ? Pas vraiment puisque dans le même temps on apprend que dans l’ensemble du pays la population belge avec des origines en dehors de l’Union européenne est passée de 684.904 en 2000, à 1.947.611 en 2021. Soit de 6,1 % à 16,9 %. En l’espace de vingt ans !!! Pas mal pour un fantasme…

Laurent Dayona