Le ministre serbe de la défense passe en revue des troupes stationnées à proximité de la frontière avec le Kosovo

30 septembre : Un accord a été trouvé à Bruxelles lors des négociations entre la Serbie et le Kosovo. Les forces spéciales albanaises devront quitter la frontière et seront remplacées par les soldats de la KFOR durant deux semaines afin de sécuriser la zone et garantir la liberté de circulation. Les Serbes doivent démonter leurs barrages. À partir du 4 octobre, Serbes et Kosovars garderont leurs plaques d’immatriculation respectives mais mettront des autocollants sur celles-ci selon le lieu où ils se trouvent. Enfin, Serbes et Kosovars travailleront sur une solution pérenne sous le patronage de l’UE à partir du 21 octobre.

29 septembre : Alerte, Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, jette de l’huile sur le feu en déclarant que le référendum sur l’unification entre le Kosovo et l’Albanie est tout à fait possible et que les derniers sondages montrent que 75 % des Albanais et 64 % des Kosovars soutiennent cette idée. Du côté serbe un événement important s’est produit lors de la rencontre entre le Président serbe, Aleksandar Vusić, et l’ambassadeur de Chine qui lui a réaffirmé le soutien de son pays.

28 septembre : Le ministère russe des affaires étrangères a déclaré que Moscou s’inquiète de la situation au Kosovo car les événements vont de mal en pis. Le ministère demande à l’OTAN et l’UE de faire pression sur Pristina pour que le gouvernement kosovar retire ses troupes du nord du Kosovo. Quant au représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l’UE il estime que désormais, le risque d’affrontements à la frontière de la Serbie et du Kosovo s’est accru.

27 septembre : Alerte, l’Albanie entre à son tour dans le bras de fer qui oppose Belgrade à Pristina en exigeant le retrait des troupes serbes stationnées à la frontière du Kosovo et déclare qu’en « tant qu’allié de l’OTAN elle se tient prête à entrer en guerre contre la Serbie ». De son côté le président serbe Aleksandar Vusić n’est pas en reste puisqu’il a prévenu le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qu’il donnait 24 heures à l’OTAN pour réagir si des violences éclataient contre les Serbes au Kosovo « avant que la Serbie ne réagisse ». Cet après-midi le Premier ministre albanais, Edi Rama, est arrivé au Kosovo pour rencontrer le Premier ministre Albin Kurti. Toujours cet après-midi des forces de l’OTAN présentes au Kosovo sont arrivées au poste de contrôle de Yarine à proximité de la frontière entre le Kosovo et la Serbie. Il s’agit de troupes américaines, canadiennes et polonaises. Ce soir on apprend qu’un groupe de Serbes a été attaqués par des Albanais armés de couteaux et de bouteilles à Mitrovica dans le nord du Kosovo.

26 septembre : Le président du Conseil de l’UE demande aux Albanais du Kosovo de retirer leurs « forces spéciales » du Nord du Kosovo.

L’ambassadeur de la Fédération de Russie à Belgrade, Alexander Bocan-Kharchenko, est venu visiter l’armée serbe à Raska et au poste frontière de Jarinje entre le Kosovo et la Serbie où il a rencontré le ministre serbe de la défense. Il a déclaré que la Russie était préoccupée par la situation au nord du Kosovo.

Des avions militaires serbes mais également des hélicoptères ont été vus survolant la frontière entre la Serbie et le Kosovo pour la seconde journée consécutive. Dans une interview à Al Jazeera, le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a évoqué la possibilité d’organiser un référendum sur l’unification du Kosovo et de l’Albanie. Cette proposition est une provocation pour Belgrade et risque d’attiser les tensions. De son côté «En raison des développements dans le nord du pays», la présidente du Kosovo, Vjosa Osmani, a interrompu samedi sa visite à New York, où elle assistait à l’Assemblée générale de l’ONU pour rentrer immédiatement au Kosovo.

25 septembre : Depuis mon dernier article sur le sujet, le 21 septembre (*), la tension n’est pas retombée sur la frontière entre la Serbie et le Kosovo. Bien au contraire. Le 23 septembre le vice-Premier ministre et ministre de la Défense de Serbie, Stefanović, annonçait que les unités de l’armée serbe stationnées dans les garnisons de Raska et de Novi Pazar (près de la frontière avec le Kosovo) étaient placées en état d’alerte maximum. Au même moment il rendait visite aux troupes serbes déployées à Raška en compagnie du chef d’état-major général des forces armées serbes (photo). Ce samedi 25 septembre les tensions semblent s’accroitre. Dans la localité de Brnjak, peuplée majoritairement par des Serbes, trois d’entre eux affirment avoir été frappés par des policiers albanais. Dans la même journée, la police du Kosovo a déclaré que deux bureaux du ministère de l’Intérieur avaient été attaqués dans le nord du Kosovo dont l’un au moins était en charge de l’immatriculation des véhicules. Puis on apprenait ce soir que des convois militaires serbes transportant des chars faisaient mouvement vers le Kosovo tandis que deux MiG 29 serbes survolaient la frontière entre les deux pays. Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, a accusé la Serbie d’alimenter les tensions. Bien entendu le site Europarabellum suit la situation de près afin de vous tenir informé si la situation venait à s’aggraver.

(*) https://europarabellum.wordpress.com/2021/09/21/la-lente-montee-des-tensions-dans-les-balkans-prefigure-t-il-un-affrontement-sino-americain-en-europe/