Dimanche dernier, lors d’une votation, les habitants du canton de Neuchâtel ont refusé, par 56,2% en faveur du non, l’idée d’accorder une reconnaissance aux communautés religieuses israélites, évangélistes, musulmanes, bouddhistes… comme c’est déjà le cas pour les Églises autochtones (réformée et catholique romaine notamment). D’après la presse suisse c’est bien la peur de l’islam et notamment les craintes autour du fondamentalisme islamiste qui explique ce résultat. On peut noter une nouvelle fois la fracture entre le peuple et les élites. Le Parlement de Neuchâtel avait voté en faveur de cette loi en 2020. Le peuple lui a signifié par une large majorité qu’il n’en voulait pas. Souhaitons pour la démocratie et les Suisses que l’on ne tentera pas de réintroduire par la fenêtre ce qu’ils ont chassé par la porte.

Laurent Dayona