Les Français ont eu la surprise d’apprendre hier que cinq Afghans évacués (*) vers la France ont été placés sous surveillance par les autorités françaises car ils sont fortement soupçonnés d’avoir une proximité avec les talibans selon les propres aveux du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Pour deux d’entre eux, selon le ministre. il «existe des raisons sérieuses de penser que leurs comportements constituent une menace d’une particulière gravité pour la sécurité et l’ordre publics». Rien que ça ! Mais ce n’est pas tout. Toujours selon notre inénarrable ministre qui est supposé assurer la sécurité des Français, ces personnes doivent «être regardés comme entrant en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme». Comment a-on pu évacuer ces types avec un tel pedigree ? Mais rassurez-vous l’État de droit veille. Ainsi, on apprend qu’ils vont être soumis à des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance. Dont tout le monde a encore pu constater la grande efficacité dans la récente affaire du meurtre du père Olivier Maire par un clandestin rwandais placé…. sous contrôle judiciaire (**).

Car l’important encore une fois n’est pas d’assurer la sécurité immédiate des Français. Pensez-vous naïfs que vous êtes ! Non, l’important c’est que l’État de droit, le sacro-saint État de droit, soit respecté. Peu importe le prix à payer. Ainsi, ces individus peuvent dans un délai de deux mois opposer un recours devant le tribunal administratif compétent pour, je vous assure que ce n’est pas une blague, excès de pouvoir de la part du ministre. Voici donc cinq individus représentant un grave danger terroriste, cinq individus qui n’auraient jamais dû être évacués d’Afghanistan, mais qui ne seront pas expulsés en urgence absolue comme le voudrait le simple bon sens car pour l’État de droit la sécurité des Français passent derrière le respect des procédures pour ces individus. L’État de droit aujourd’hui en France est le produit d’une idéologie « progressiste » qui place l’accueil des étrangers au-dessus de la sécurité des citoyens du pays. Vous voilà prévenus.

Laurent Dayona

(*) Cela commence à devenir vraiment insupportable d’entendre des journalistes ou de lire des articles parlant du « rapatriement » des Afghans en France. Un rapatriement par définition cela consiste à faire revenir des natifs vers leur pays d’origine. Ce qui n’est absolument pas le cas des Afghans venant en France.

(**) https://europarabellum.wordpress.com/2021/08/13/letat-de-droit-meurtrier/