Ma position sur mon refus d’accueillir les Afghans menacés de mort suite à la prise du pouvoir par les talibans m’a valu quelques mails assassins sur le refrain bien connu du manque d’humanité (*). Ces personnes me font sourire. Sur un plan personnel si j’étais au pouvoir, accueillir ces traducteurs, artistes, journalistes, intellectuels ne me poserait aucun problème car je suis persuadé que ces individus pourraient se fondre dans nos sociétés européennes de par leur volonté de le faire et de par leur nombre restreint. Et parce que je sais qu’en parallèle je mènerai une politique migratoire inflexible et que pour compenser leur arrivée tous les usurpateurs afghans du droit d’asile déjà présent sur notre sol seraient renvoyés dans leur pays. Mais voilà, je ne suis pas au pouvoir. Et on me demande quoi ? De faire confiance aux politiciens qui depuis quarante ans ont continuellement menti au peuple au sujet de l’immigration ? On veut me faire croire aujourd’hui qu’il ne s’agirait d’accueillir que quelques dizaines, tout au plus quelques centaines, d’Afghans qui auraient aidé nos soldats. Qui peut-être assez naïf pour croire un tel mensonge ? Bien entendu tout cela est faux. Les mêmes qui ont livré notre civilisation aux assauts incessants des vagues migratoires depuis quarante ans se préparent une nouvelle fois à la répétition de leur crime. Politiciens, juges, associations, ce triptyque infernal, sont déjà dans les starting-block (**). Le sociologue Martin Bock-Côté dans l’édition du jour du Figaro résume parfaitement ce risque bien plus réel que ne le pensent tous les naïfs qui pratiquent la politique de l’autruche : « Il serait très grave de commettre à nouveau la faute de 2015 avec les « réfugiés » syriens. Les Afghans, quoi qu’on en dise, ne sont pas des Occidentaux en devenir. À grande échelle, la majorité de ceux qui fuiraient seraient culturellement étrangers à l’Europe et pénétrés d’une conception archaïque de l’islam radicalement incompatible avec nos sociétés. Si chaque Afghan, individuellement, peut évidemment s’assimiler à l’Europe, l’effet de masse viendrait anéantir cette possibilité, en plus de paver le chemin d’un communautarisme agressif. L’indignation théâtralisée devant ce rappel relève d’un dogmatisme diversitaire devenu pathologique » (***)

Laurent Dayona

(*) https://europarabellum.wordpress.com/2021/08/11/leurope-na-pas-pour-vocation-daccueillir-la-population-afghane/

(**) https://europarabellum.wordpress.com/2021/08/18/cynisme-ou-betise/

(***) « Mathieu Bock-Côté: «Afghanistan, la fin d’une grande illusion» » : https://www.lefigaro.fr/vox/monde/mathieu-bock-cote-afghanistan-la-fin-d-une-grande-illusion-20210820