Le meurtre du père Olivier Maire par un clandestin rwandais n’est pas un fait divers comme d’aucun voudrait le faire croire. Ce n’est pas non plus la faute à pas de chance. Nos hommes politiques et nos juges se dédouanent de toute responsabilité en affirmant que toute les procédures judiciaires ont été respectées conformément à l’État de droit. La belle affaire ! Que vaut cet État de droit si il se montre incapable de protéger les citoyens d’une situation aussi ubuesque qui voit un clandestin rwandais se maintenir en France pendant 9 ans, bien que faisant l’objet de trois procédures d’expulsion du territoire national, en jouant de toutes les ficelles judiciaires pour finir par incendier la cathédrale de Nantes et assassiner un prêtre un an plus tard ? Il ne vient même pas à l’idée d’Emmanuel Macron ou de son ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, de faire évoluer ce droit . Pourquoi le feraient-ils ? Quoi qu’il arrive nos hommes politiques ne sont jamais redevables de rien. Jamais responsables de rien. Exercer le pouvoir en France c’est l’exercer en toute irresponsabilité. Heureux comme un politique en France. Contrairement aux propos tenus par plusieurs dirigeants de l’opposition le véritable scandale n’est pas dans le fait que ce clandestin n’ai pas été expulsé à la suite de l’incendie de la cathédrale de Nantes. Pour ce forfait il était normal qu’il soit jugé. Non, ce qui est inadmissible et scandaleux c’est que l’État de droit permette à cet individu de ressortir libre au bout d’un an assorti d’un contrôle judiciaire qui n’est qu’une aimable plaisanterie. Contrôle judiciaire qui ne l’a nullement empêché de tuer. Mais rassurez-vous l’État de droit a été respecté. N’est-ce pas l’essentiel ?

Laurent Dayona