Ils ne prennent même plus la peine de mettre les formes pour mentir. Comme le disait le propagandiste en chef d’un régime qui était supposé durer mille ans « Plus le mensonge est gros, plus il passe ». Nous avons une nouvelle illustration de ce théorème dans l’édition en date du 29 juillet du journal français « Le Monde ». En page quatre dans un article titré « Crise en vue avec la Hongrie et la Pologne sur le plan de relance » nous apprenons que la Commission européenne a décidé de ne pas donner immédiatement une réponse sur l’évaluation du plan de relance hongrois qui doit permettre le déblocage de 7,2 milliards d’euros pour Budapest. La raison ? Bruxelles temporise afin de faire pression sur le gouvernement de Viktor Orban pour l’amener à modifier sa loi contre la promotion de l’homosexualité et celles concernant la justice en échange de l’approbation de son plan de relance. En clair cela porte un nom : du chantage. Pour le justifier « Le Monde » nous explique, sans rire, que la Commission a pris cette décision sous la pression du Parlement européen, ce qui est rigoureusement exact mais également sous la pression de…. l’opinion publique. Pardon ? J’ai dû rater un épisode. Quelle opinion publique ? Quelle pression ? Avez-vous vu en Europe des dizaines de milliers de manifestants descendre dans les rues pour protester contre la politique du gouvernement hongrois ? Même dans ce pays les rassemblements de l’opposition ne mobilisent que quelques milliers de protestataires. Alors je répète ma question. Quelle opinion publique ? Quelle pression ? Sauf à considérer que « Le Monde » confonde opinion publique avec le lobbying du mouvement LGBTQ je ne vois vraiment pas de quelle opinion publique il veut parler. En parallèle 160.000 Français sont descendus dans la rue pour protester contre le pass sanitaire en plein cœur de juillet, ce qui est considérable. Cela n’empêche pas qu’on puisse lire des éditoriaux ou des tribunes, dans le même journal qui transforme le pouvoir de lobbys en opinion publique, que ces personnes ne représentent qu’une minorité et que par conséquent le gouvernement n’a pas à tenir compte de leur opinion. Et oui, que voulez-vous, pour le ministère de la vérité officielle il y a la bonne opinion publique et la mauvaise opinion publique.

Laurent Dayona