Toute l’Europe a décidé de se suicider…. Toute ? Non ! Car un pays peuplé d’irréductibles Helvètes résiste à cette tentation mortifère. La Suisse a en effet décidé de mettre fin le 26 mai aux négociations interminables avec la Commission européenne sur « l’accord-cadre » institutionnel censé normaliser les relations entre Berne et Bruxelles. Ces négociations commencées en 2014 viennent donc d’être officiellement clauses par les Suisses après avoir constaté que des divergences capitales subsistaient entre les deux parties notamment selon le ministre suisse des affaires étrangères, Ignazio Cassis, sur la question migratoire : « la reprise intégrale du droit de l’UE aurait entraîné un changement de paradigme sur la politique de migration ainsi que des conséquences sur l’aide sociale ». Mais Bruxelles s’est montré inflexible sur la question soulignant qu’il n’était pas acceptable de supprimer du texte de l’accord cadre ces deux sujets précis ainsi qu’un autre portant sur la protection des salaires réclamés par la Suisse. Bien entendu, les médias européens ont fait porter la responsabilité de l’échec sur les Suisses. Pourtant, on peut constater que la réponse des fonctionnaires de Bruxelles a pris la forme habituelle qui consiste à se montrer inflexible et à menacer le partenaire récalcitrant de représailles économiques. Et pour quelle raison ? Toujours la même. Parce qu’ils sont soumis à une idéologie migratoire du sans-frontiérisme qui est bien plus importante à leurs yeux que de rassembler la famille européenne. Les Suisses ont refusé de se suicider sur l’autel de cette idéologie à l’image d’autres peuples européens qui commencent à prendre de plus en plus leur distance avec ce diktat (Polonais, Hongrois, Danois). Mais c’est toute l’Europe qui doit se lever pour refuser ce suicide collectif et réaffirmer sa fierté d’être ce qu’elle est et sa volonté de le rester.

Laurent Dayona