Rien n’est perdu car rien n’est irrémédiable. Tout peut s’inverser y compris le déclin. Ce double message, en provenance d’un pays d’Europe centrale, s’adresse à l’ensemble des Européens. Et pourtant il y a peu de chance pour que vous puissiez le découvrir dans vos quotidiens. D’une part parce qu’il ne saurait être question que vous puissiez lire le moindre commentaire positif concernant un gouvernement populiste, forcément diabolique et donc diabolisé, et d’autre part parce qu’elle va à l’encontre de l’idéologie véhiculée par les propriétaires de ces journaux. À savoir, favoriser l’immigration plutôt qu’une natalité indigène. Tout comme la fermeture des frontières était décrite comme impossible avant l’arrivée du coronavirus, il est établi par ceux qui veulent formater nos esprits qu’il est impossible de relancer la démographie européenne.

Qu’à cela ne tienne. Le gouvernement hongrois dirigé par le croquemitaine Viktor Orban est en train de démontrer le contraire. Refusant de suivre la solution choisie par de (trop) nombreux pays européens consistant à favoriser l’immigration pour inverser la tendance démographique, Budapest s’est lancé depuis 2010 dans une profonde réforme de la politique familiale. Pour ce faire le gouvernement a décidé de supprimer progressivement toutes les charges auxquelles les couples étaient confrontés lorsqu’ils voulaient des enfants en adoptant des mesures importantes : congés parental, subvention à domicile, construction de nouvelles garderies, soutien financier pour l’achat de voitures, reconversion professionnelle etc…. la liste est loin d’être exhaustive.

Et les premiers résultats commencent à se voir puisque le nombre de mariage en Hongrie est aujourd’hui à son plus haut depuis 40 ans, le taux de fécondité à son haut depuis 20 ans et les divorces sont à leur plus bas depuis…. 60 ans. Tout cela a bien entendu des répercussions sur la natalité hongroise. Ainsi en janvier 2020 celle-ci a enregistré 9,4 % de naissances en plus par rapport à janvier 2019, 100 % de mariages en plus et le nombre des enfants par femme est passés de 1,4 à 1,6. Le taux de fertilité entre 2010 et 2020 a augmenté de….. 24 % et le nombre des mariages a quasiment doublé ! Bien entendu la Hongrie part de très bas et en dépit de toutes ces bonnes nouvelles la courbe démographique de la Hongrie ne s’est pas encore inversée même si son déclin a nettement ralentit. Cependant le gouvernement hongrois prouve, par son volontarisme et ses mesures intelligentes, qu’il n’y a pas de fatalité.

Si ces nouvelles sont excellentes pour tout Européen attaché à ses racines, sa culture et ses traditions, il en va tout autrement pour ceux qui ont choisi le suicide de leur nation. Ainsi l’ambassadeur de Hongrie en Suède a-t-il été convoqué pour s’entendre dire que les propos de Viktor Orban d’avoir « des vrais enfants hongrois » ainsi que sa politique familiale « puaient les années 30 ». Et oui, cela ne s’invente pas. Toujours la sempiternelle rengaine. Il est vrai que les dirigeants suédois ont choisi une approche radicalement différente pour lutter contre le déclin de la natalité avec les résultats que l’on sait…. Citoyens européens, choisissez votre camp.

Laurent Dayona