Alors qu’en France la gauche, et il faut bien le reconnaître une grande partie de la droite, se complaisent dans le soutien à une politique immigrationniste incontrôlée dont nous constatons quotidiennement les conséquences dramatiques sur notre société, il existe en Europe une gauche lucide, courageuse et pour tout dire éclairée. La Première ministre danoise, la sociale-démocrate Mette Frederiksen, n’a pas hésité à se fixer un objectif extrêmement ambitieux en matière de politique migratoire puisqu’elle a décidé que son pays devait parvenir à zéro demandeur d’asile. Ni plus ni moins. Et sa détermination est à prendre au sérieux puisqu’en 2020 le Danemark a enregistré plus de dix fois moins de demande d’asile qu’en 2015 année du déferlement migratoire en Europe provoqué notamment par l’attitude totalement irresponsable de la chancelière allemande Angela Merkel. Certes, la pandémie explique en partie ce résultat mais pas seulement. Mette Frederiksen est consciente du danger que fait peser sur son pays une immigration incontrôlée. C’est pourquoi dès son arrivée au pouvoir en 2019 elle s’est lancée dans une politique d’accueil très restrictive qui porte aujourd’hui ses fruits. En 2020, 1547 personnes ont demandé l’asile au Danemark ce qui en fait le chiffre le plus bas depuis 1998. Mais pour Mette Frederiksen cela n’est qu’un début car « Nous devons nous assurer que peu de gens viennent dans notre pays, sinon notre cohésion sociale ne peut prévaloir ». La petite sirène a bien de la chance.

Laurent Dayona

NB : cette politique ambitieuse ne sera tenable dans la durée à la seule condition qu’elle soit reprise dans l’ensemble de l’Europe. Comme je l’ai expliqué dans un précédent article sur les Pays-Bas et le projet politique de Geert Wilders, il est utopique de croire qu’une politique nationale, aussi courageuse et intelligente soit-elle, puisse contenir très longtemps la déferlante migratoire si la majorité des pays européens continuent de suivre la politique immigrationniste suicidaire que l’on observe depuis plusieurs décennies.