Depuis plusieurs années la Suède s’est lancée dans une stratégie de réarmement  face à ce qu’elle considère comme la « menace russe ». Si on peut légitimement déplorer que la paranoïa envers la Russie empêche le rapprochement de plusieurs nations européennes (Suède, Danemark, Pologne, Pays Baltes) avec Moscou, condition indispensable à l’émergence d’une véritable puissance européenne capable de défendre ses intérêts géopolitiques, cette méfiance maladive envers l’ennemi de l’Est apporte néanmoins quelques compensations positives.

Ainsi la Suède a voté en décembre une loi de programmation qui fera passer son budget militaire de 6 à 9 milliards d’euros durant les 5 prochaines années. On observe la même tendance concernant les effectifs militaires puisqu’il est prévu que le nombre de soldats et d’officiers passe de 60.000 à 90.000, et celui des appelés de 5000 à 8000, ce qui permettra la création de six régiments. Ces créations vont ainsi permettre à plusieurs villes moyennes de Suède de retrouver les régiments, qu’elles avaient perdu à la fin de la guerre froide, avec des conséquences positives au niveau économique et social. Merci qui ? Merci Poutine.

Laurent Dayona